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° Damien Saez °

***

 

Petite rétrospective d'une décennie Saezienne...

 

 

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Un peu en décalage avec sa sortie, j'ai commencé à écouter "Jours étranges" en 2001, et ses morceaux se sont mêlés à mon quotidien et à ma manière de vivre à cette époque. J'avais l'âge qu'il avait à l'écriture, le tout début de la vingtaine, et j'ai plongé tête la première dans ses morceaux torturés. Bien sûr "Jeune et con", et en approfondissant l'album, il finit par passer en boucle, "Sauver cette étoile", "Rock'n roll star", "Montée là-haut", et évidemment "Soleil 2000", de saison à l'époque.

 

Je découvre vraiment un artiste qui me plaît, dont la plume me touche, en cette période pour moi de retour à l'adolescence en toute liberté. Par contre, je relève déjà des plagiats évidents sur certains morceaux ( "Jours étranges", pâle copie d'"ExitMusic" de Radiohead, sur le même thème...) A suivre...

 

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En 2002, il sort le double "God Blesse - Katagena". Ses morceaux sombres et torturés me parlent, mêlés d'actualités, le 11 Septembre encore si proche, pendant qu'il chante "Quand le World crade s'enterre, on se souvient Massoud". D'autres textes magnifiques, "A ton nom" en particulier, avant qu'il ne la massacre pour un "RadioEdit". Deux albums de morceaux et de styles variés, du rock, de l'électro, de l'instrumental, du poétique... On passe des profondeurs du désespoir aux hauteurs des lueurs d'étoiles. 

 De la provocation bien sûr, avec le morceau "Sexe" très controversé.

Evidemment, ce texte cru allait générer une émulation, évidemment.

 C'est un peu sa marque de fabrique déjà.

 

 Cette année là, on s'était pris, le 21 avril, (il y a 11 ans jour pour jour..) la claque qu'on avait pas vue venir.

Jean-Marie Le Pen au deuxième tour des présidentielles.

 

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Bon, déjà, j’dois dire que je comprends son désarroi ce soir là, son besoin impérieux de nous pondre ce morceau à l’arrache, parce que, d'après ce que j'ai lu, il est privé de ses droits civiques, il ne peut donc pas voter. Fallait pas déserter l'armée jeune homme...Pas de bol, il est né en 77...  

 

Il enregistre le titre "Fils de France" en 10 heures, en autopompant "Menacés mais libres" et en plagiant P.O.D et son "Youth of the nation".

Il utilise sa voix à défaut de sa voix pour mobiliser la jeunesse.  

 

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J'assiste à la tournée en novembre, cette année là, je sors du concert écoeurée, et je prends mon clavier.

"(...) Le reste du concert se déroule dans le même esprit, le petit minet se dandine en massacrant ses plus belles compos, ou plutôt, en les adaptant à son public, ce que je trouve pitoyable. Il fait chanter "God blesse bless americainch'allalalalalalaLalalalala? C'est Lorie ou Saez? on se demande..  (...) Ce mec est il un opportuniste? C'est à dire qu'il s'est vraiment adapté à son public en s'oubliant, en oubliant l'esprit de "God blesse", volontairement, quitte à s'y perdre? Ou est il un imposteur, un mec bien de chez univers sale, qui a choisi le biais du rebelle pour nous vendre ses albums hypocrites et formatés pour les ados, apprentis ou pseudo-gauchistes? (...)".

Pas terrible la première "rencontre".

 

Il avait arnaqué le monde aussi, en sortant un bouquin aux éditions Actes Sud, quelques pages, essentiellement des paroles de chansons déjà connues, mises en forme de poèmes. Il se prend pour Baudelaire, mais y'a encore du boulot.

On y apprend deux ou trois choses sur lui et ses humeurs dépressives adolescentes.

Pas de grand intérêt.

 

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Encore une déception. 

 

J’ai décroché de ses concerts pendant un moment, j'étais restée sur de mauvaises impressions, c'était devenu insupportable de le voir déglinguer ses morceaux sur scène. Sa tournée piano/voix en 2003 où il était passé au Sébasto juste à côté d’ici, je l’avais évitée sciemment. Il était dans le larmoiement à outrance à l’époque, et les vidéos que j'ai vues par la suite m’ont confortée dans mon choix.

 

Et puis, au début de l’été 2004 est sorti le single « Debbie », premier extrait de l'album qui verra le jour fin août. Le morceau était excellent, un ptit vent de fraîcheur, il donne juste envie de danser, avec un texte efficace, bien foutu, provoquant, juste ce qu’il faut.

Mais je le taxe encore d’auto-plagiat…

Le « Défoncé, défonce-moi » de la tournée de 2002 était sans doute l’ébauche de ce morceau, il y reprend des phrases entières…

 

C’est vrai qu’à l’époque, il jouait sur scène beaucoup de nouveaux morceaux, introuvables en dehors de Kazaa, (Black Skirt, Frères, Cycle..) qu’on retrouvera parfois en partie sur les albums suivants (comme "Les drapeaux blancs" prémices de "Solutions" et "J’veux du nucléaire"). Des reprises inédites également, du Céline Dion ou du Kylie Minogue, tellement caricaturées que c’en était presque désagréable, même si l’idée de base était intéressante..

Et d’autres magnifiques, comme « La Prière » de Brassens réorchestrée magistralement,  «Delphine et Hippolyte» de Baudelaire en lecture personnalisée, ou encore le « Fake Plastic Tree » de Radiohead. Plus tard viendra celle du "Famous Blue Raincoat" de Leonard Cohen.  

Il s'attaque à du lourd et il assure. 

 

Saez ça a toujours représenté pour moi cette dualité, ce génie que je lui reconnais volontiers, parfois gâché et d’autant plus agaçant que son potentiel est assez hors du commun. Et également ce décalage négatif entre ses albums studios et ses lives.

 

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L’album "Debbie" est globalement très à mon goût, avec quelques perles « Autour de moi les fous » , « En travers », « Comme une ombre », et d’autres insupportables comme « Martha » où sa voix nasale est juste exagérée sciemment, exactement ce « truc » ça m’agace.

 

A l'époque il enregistre quelques titres sur Canal +, et il y est touchant de sincérité, notamment sur un "Tu y crois" qui transperce le regard, qu'on croirait presque droit dans les yeux.

 

Remarque intéressante trouvée sur le web: « Dans cet album, Saez prend plaisir à jouer sur les doubles sens et les sens cachés. Selon lui, toutes les chansons s'adressent directement à l'auditeur de par la présence de la deuxième personne du singulier ("tu") dans chacune d'elles.”

 

J’ai assisté à cette tournée en 2005. C’est plus l’Aéronef, c’est le Zénith, j’me souviens qu’il avait débarqué sur scène en costard pour l’occasion.

Le concert ne m’avait pas transcendée, loin de là, toujours un décalage entre lui et ses albums, face à son public. C’était moins pire, mais c’était encore pas terrible. Impossible d'en trouver une trace sur Youtube... Etrange.

 

  Y’a un gros break quand même, trois ans. On arrive en 2008. J’avais écouté, et réécouté tous les albums et les inédits en boucle, par période. J‘ai vaguement vu passer quelques trucs sur myspace, mais j’attends un album. Parfois, je me demande ce qu’il devient…

 

Et s’il ne revenait pas ? Finalement, si.

 

Il choisit une date symbolique, l’album sort le 21 avril.

6 ans après l’improvisé « Fils de France », il envoie un triple,"Varsovie"

- Varsovie - L’Alhambra - Paris -

 

triple

 

J’étais un peu sur une autre planète musicale à cette période, et ça m’avait paru indigeste pour une remise en route.  J’avais entendu « On a pas la thune mais l’espoir » à la radio, et j’avais été soûlée par le refrain. Même problème avec « Jeunesse lève-toi ». Et puis, j’me suis dis qu’il avait pas évolué. Ou peut être pas comme je l’aurais voulu. Ca ne me faisait plus le même effet.

 

J’ai trouvé qu’il faisait encore un peu l’âge qu’il avait en 2002, qu'il faisait du sur place. Un peu lassée de ses revendications sans propositions, j'suis passée à côté. J’ai jugé un triple album sur 2 morceaux, et j’ai sans doute loupé de jolies choses, mais je n’ai jamais écouté ces albums depuis.

 

Même pas honte de le dire, j’ai des lacunes.

 

 

L’année d’après, en 2009, sa prestation laborieuse aux Victoires de la Musique ne m’a pas spécialement plu. Après celle de 2001, en mode ado prépubère rebelle avec son bonnet, il débarque en mode grungy, les cheveux longs, quelques kilos en plus, avec un morceau écrit spécialement pour la soirée.

 

C’est trop trop too much. On a juste envie de lui faire une perf de Xanax et d'antidépresseurs en échange de sa bouteille.

 

 Dommage. 

 

 

 

Heureusement, je ne reste pas là dessus, cette année là, il enchante clairement mon printemps et ma terrasse fleurit aux sons de « Yellow Tricycle » aka « A Lovers Prayer».

 

 

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Coup de maître, l’album est intégralement en anglais. Sa voix y est magnifique, fragile, forte, elle transporte, on flotte, les sonorités anglaises lui vont bien, moins de sons nasillards, pas de ouin-ouin. « Killing the lamb », « Braindead », « Is it ok ? », « Helicopters ». Des morceaux puissants, calmes, profonds. La poésie anglaise lui réussit, y’a un fond de Radiohead parfois, cet album est une vraie bulle qui fait du bien, presque apaisée, après ces années d’attente, je suis surprise, agréablement, et j’adhère complètement quitte à fermer les yeux, peut être, sur le manque de cette "provocation" qui le caractérise habituellement.

 

 

A peine le temps d’y penser, et il redébarque à l’improviste, en ayant ravivé la flamme qui s’était adoucie dans l’album précédent. « J’accuse » & son premier single éponyme sortent en grande pompe en m’éclatant les oreilles, et j’y retrouve, en plus de son énervement et de son mal de vivre, son côté provocateur et provoquant, mais aussi cet aspect présomptueux voire prétentieux qu’il a parfois, comme quand il se prend, comme là, pour Zola.

 

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Ca fait même sourire « J'accuse, au mégaphone dans l’assemblée ».. On attend toujours...

N'empêche qu'il défraye la chronique avec la pochette de l'album.

J'ai osé dire qu'il manquait de provoc'?

 

 

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J'entends parler de ça en me disant qu'il abuse, et j’écoute un deuxième morceau de l’album, et là, c’est purement et simplement du foutage du gueule.

 

« Tricycle jaune », une reprise, de lui même, en français, d’un des titres phares de l’album précédent. Effectivement, ça passait bien mieux en anglais, c’est juste un carnage à écouter, et je referme précipitamment la pochette de l’album.

Putain, avec le triple "Varsovie", c’est donc la deuxième fois… 

 Ben, tant pis, là vraiment, non, j’ai plus envie. Saez, c’est tout ou rien.

 

L’année suivante, une rencontre virtuelle et un échange sur Facebook avec un certain M’sieur Kall me donnent envie d’y remettre une oreille, on me me souffle que « Marguerite », ça vaut quand même le coup. C’est quand même pas n’importe qui M’sieur Kall, il a l’air de bien connaître « le phénomène ».

Je m’exécute… 

 

Et en effet, très vite, j’me rends compte que j’adhère, j’accroche, ça le fait, c’est revenu « Regarder les filles pleurer », « Cigarette »… Ca c’est du bon Saez. Je m’en arrose les tympans quelques temps, sans aucune intention d’aller le voir en concert.

 

Toujours cette appréhension qu’il gâche tout, qu’il explose lui même la bulle qu’il avait créée.

 

 

Le temps passe, 2012, je vois une affiche dans la rue : Saez, Messina, sortie le 17 Septembre. Je laisse passer encore un peu de temps, et je finis par m’y mettre.

 

"Messina", triple album,

- Les Echoués – Sur les Quais – Messine -

 

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Je plonge en apnée.

 

Première écoute,  « Aux encres des amours », je suis obligée d’aller vérifier que c’est bien Saez sur Itunes. J’ai un vrai doute, au milieu du morceau, cette voix d’enfant de chœur, c’est presque improbable, et pourtant c’est lui. Dans une certaine splendeur. Et le morceau explose en tango inattendu, c'est superbe.

 

Des heures de musiques, de mélodies, de poésie, d’émotions, de pensées, des orchestrations magistrales, des instrumentaux, du rock brut aussi.

 

On navigue avec lui. Parfois calme, parfois agité, comme l’océan. Un fil conducteur à l’album, un champ lexical, celui de la mer, des marins, des flots, des bateaux. Dans chaque morceau.

Un univers.

 

Une tronche à la Johnny Depp (avec quelques kilos de moins dans ses jeunes années), qui frôle le navire de Jack Sparrow, en s'échouant sur le port d’Amsterdam de Brel. 

 

C’est juste, beau, « Les fils d’Artaud », « La fin des mondes », et mon coeur de nordiste apprécie tout spécialement le titre « Messine » où il parle de Roubaix. Certains thèmes sont récurrents, comme dans « Les Meurtrières » : l'amour perdu, évidemment, avec des parallèles historiques, encore marqué par le 11 septembre.

 

On navigue d’un album à l’autre, d’une émotion à l’autre, et en y regardant de près, la plupart des textes sont superbes. De la poésie pure pour certains, c’est plus qu’une évidence, associée à une voix caractéristique qui ne change pas vraiment avec le temps, mais qu’il utilise mieux, avec des imperfections parsemées ça et là qui le rendent encore plus sincère. 

 

35 ans. Ca y est, le mec il a son âge, en plus vieux même.

 

Un ptit problème récurrent quand même, sinon c’est pas marrant, parfois difficile distinction entre pompage et hommage dans ses morceaux, Jacques Brel appréciera.

 

Mais globalement, c’est splendide.

 

Il mêle ses tendances dépressives évidentes à son génie, un mal-être sublimé par des mots qui transpercent, font vibrer les tripes, et même parfois monter les larmes. 

 

C’est torturé, tempétueux, ambitieux, épuré, c’est abouti. J’me suis noyée dans ces albums, au point d’y perdre pied. Impossible d’en sortir, d’en prendre du recul nécessaire pour en parler vraiment et en écrire quelque chose, comme il était prévu que je le fasse, sur proposition de M'sieur Kall pour son webzine.

 

Je ne pensais pas que ça me prendrait autant de temps, et j’y suis encore, immergée, en pleine mer, à peine remise du concert...

Loin d’être échoué, ce triple album est une réussite qui m’a réconciliée avec Damien Saez, et même avec ses lives... 

 

Encore une fois, il surprend, en pleine tournée du triple album, il sort un nouvel opus "Miami", après une longue absence, il sort 4 disques en 6 mois, on ne peut pas dire qu'il n'est pas productif.

 

Les tournées sont mêlées, la setlist enrichie, et la polémique relancée, encore une fois à cause de la pochette de l'album.

 

Deux fois, c'est presque lassant...

 

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Les places de concert achetées en Novembre pour la tournée "Messina", deviennent donc celle de "Miami". Ces places offertes à Noël, seront utilisées en Avril, mais je n'écouterai pas le dernier album. Deux écoutes de "Mia-mia-mi" me suffiront, on verra plus tard.

 

Ca me fait un peu flipper ces "retrouvailles", j'ai peur d'être déçue, qu'il ne soit pas à la hauteur de ce que j'ai ressenti à l'écoute de l'album. 

 

Et puis, finalement donc, le concert commence, dans les gradins, pas de première partie comme pourtant annoncée. Il arrive sur scène, en pull à col roulé et jeans, les cheveux, toujours longs, gominés vers l'arrière, la barbe jusqu'aux yeux, la clope au bec et le whisky à la main. 

 

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Clairement, il transpire, mais pas la joie de vivre.

 

Le concert s'ouvre sur deux morceaux qui ne me plaisent pas, j'apprends après que le 2ème est "Tango", tiré du triple "Varsovie". Etrangement, j'avais préféré l'intro du concert de 2002, "La Chute", dans le noir, ça fait quand même son ptit effet.

 

Mais bon, ça n'est que le début et le look du poète torturé, évidemment ça lui va bien. Ca lui ressemble, et il n'en a rien à foutre cette fois. 

 

Finies les minettes du premier rang, à quelques exceptions près, autour de moi, la moyenne d'âge est étonnement élevée. Je le trouve réconcilié avec son public. Les lillois sont "spéciaux" pour beaucoup d'artistes, j'avais eu des échos du début de la tournée où il avait stoppé le concert à cause du comportement du public. En général, ça n'arrive pas ici. 

 

Il enchaîne les morceaux, les ambiances, il est sombre, à fleur de peau, ça se sent. Tous les morceaux ne se valent pas "Marie", splendide musicalement dans l'album, bien que saturée de références Breliennes, perd toute sa dimension en acoustique. Certains titres attendus n'arrivent pas, (Pourquoi pas de "Messine" à Lille? ), mais d'autres surprennent. Il n'y a pas que des déceptions... 

 

Je ne m'attendais pas à un "Fils de France". C'est à ce moment là que je l'ai pris mon coup de vieux.

Ces 11 années. Debout, comment faire autrement, même dans les gradins. C'est beau, la conscience collective.

 

Et puis, il surprend encore, en se livrant, en parlant cette fois, au delà de ses textes, devant un public silencieux et attentif. Il parle de lui, de ce qu'il ressent, pendant 3 minutes, c'est tellement rare, et ces mots sincères résonnent dans un Zénith à l'écoute. Il enchaîne sur "Tu y crois" et ça transperce.

 

En fin de concert, après quelques rappels, il revient seul sur scène pour un "Châtillon sur Seine" seul à la guitare, dans un silence presque absolu, où je ne peux retenir les larmes, tant cette chanson me parle de mon enfance.

 

Il a assuré, le public aussi, et visiblement pas seulement à Lille où on a eu droit à sa déclaration. Un genou à terre sur scène, à Dijon, j'ai lu que toute la fosse s'était également mise à genoux. Jolis moments.

 

Petit extrait du concert de Dijon, du discours de Lille & de "Tu y crois".. 

 

 

 
 

Après 3 heures de concert, les lumières se rallument, j'y suis encore, ça m'a plu, je ne suis pas déçue. Le public est enchanté, beaucoup y relèvent l'influence de Noir Désir qu'il a toujours niée,  les commentaires sur FB affluent, tout le monde est conquis. Par cette sincérité. 

 

 Je pense que vraiment, c'est une chose dont je ne peux plus douter. Au fil de son parcours, elle est restée là, elle transpire des textes, des yeux et du front de cet éternel écorché insoumis.

 

Il se livre, vraiment, il s'ouvre, il sait le faire, manier les mots, construire des phrases. Y imbiber ses sentiments, son ressenti, sa fragilité et son Alcool. 

 

 On le compare plus à Baudelaire qu'à Apollinaire, mais pourtant, effectivement, il en fait partie, sans aucun doute.

De ces grands poètes torturés.

 

Des références à Gainsbourg sont régulièrement relevées, en particulier à cause de son comportement, et de ses addictions évidentes, au moins à la clope et à l'alcool.

 

 

Un dépendant pur, prônant sa liberté, et l'enfermement de la société actuelle, rejetant l'idée même d'un forfait téléphonique...

 Il est à perte, ça parait clair... Mais tellement brillant.

Faut-il toujours que ça soit lié?.. 

 

 

Boulversant, souvent arrogant, Damien Saez est un artiste à part aujourd'hui sur la scène française.

Comme il se plaît à le dire, 14 ans, aucun partenariat radio, aucune pub télé...

Ce même artiste qui m’avait fait écrire ces lignes à son sujet lors de mon premier concert, il y a 11 ans, finalement, j’ai suivi son parcours au fil de ces années.

Je l’ai regardé grandir, évoluer, mûrir, changer. Ses textes et ses morceaux ont fait partie de mon parcours eux aussi. J’ai moi aussi avancé et évolué au fil de ses albums, entre autres.

Mais ils sont rares ceux pour qui ça fait plus d'une décennie ans que ça dure, avec autant d’attention, avec ce ressenti là.

 

Et en y regardant bien, en fait, je crois qu'il n’y en a pas d’autre…

A part bien sûr...

 

 

Alors, à suivre...

 

Et ça tombe bien, j'ai encore l'album "Miami" à découvrir...

 
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À propos

Claire Obscure - Lille aux trésors cachés

Lilloise passionnée de musique, d'écriture et d'audiovisuel, actuellement en (re)construction. J'écris ici et pour ZIKEO quelques articles pour partager et transmettre les émotions ressenties lors de découvertes musicales, concerts ou écoutes d’albums. Longtemps collaboratrice polyvalente du groupe lillois GOOMH (rock/alternatif/grunge), 2020 semble pour moi être un tournant pour la suite de plusieurs projets à venir. A suivre....
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fightx 26/04/2013 09:21

Merci pour ta vision; comme quoi il y a des goûts et des couleurs !

jeje128 25/04/2013 16:38

merci